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Parler le même langage.

Seize termes que vous croiserez pendant votre projet. Gardez cette page sous le coude — et demandez-nous tout ce qu'on a oublié d'expliquer.

01

Maître d'œuvre (MOE)

Le chef d'orchestre du chantier.

Le maître d'œuvre (MOE) conçoit le projet, sélectionne et coordonne les artisans, pilote le calendrier et contrôle la qualité. Il agit pour le compte du maître d'ouvrage (le client). Au Cabinet ECHO, c'est le métier principal : on accompagne du premier croquis à la remise des clés.

02

Maître d'ouvrage (MOA)

Le client. Le commanditaire du projet.

Le maître d'ouvrage (MOA), c'est vous : la personne ou l'entité qui finance et utilisera le bâtiment. Le maître d'œuvre travaille pour vous, et seulement pour vous.

03

ABF (Architecte des Bâtiments de France)

L'autorité de tutelle sur le patrimoine protégé.

L'Architecte des Bâtiments de France contrôle toute intervention visible depuis l'espace public dans les Sites Patrimoniaux Remarquables (SPR) et autour des Monuments Historiques. À Rochefort, La Rochelle ou Saintes, son avis conditionne les permis. Une consultation préalable évite trois mois de refus.

04

SPR (Site Patrimonial Remarquable)

Zone urbaine protégée — successeur des Secteurs Sauvegardés.

Un Site Patrimonial Remarquable est un périmètre où l'urbanisme est encadré par un plan spécifique (PSMV ou PVAP). Rochefort est en SPR depuis 2019, La Rochelle depuis longtemps autour du vieux port, Saintes pour le centre historique. Toute intervention visible y passe par l'ABF.

05

RE2020

Réglementation environnementale en vigueur depuis 2022.

La RE2020 remplace la RT2012 sur les constructions neuves. Elle impose à la fois une basse consommation d'énergie ET un faible impact carbone du bâtiment (matériaux compris). Conséquences concrètes : isolation renforcée, ventilation double flux, matériaux biosourcés (bois, chanvre, paille) privilégiés.

06

ITE / ITI

Isolation Thermique par l'Extérieur ou par l'Intérieur.

L'ITE pose l'isolant côté extérieur du mur (efficace mais incompatible avec le bâti ancien en pierre). L'ITI pose l'isolant côté intérieur (compatible avec le patrimoine si on choisit un isolant respirant — chaux-chanvre, fibre de bois). Sur la pierre de Saintonge, on fait quasi systématiquement de l'ITI biosourcée.

07

APS — Avant-Projet Sommaire

La première formalisation du projet.

L'APS, c'est la première étape conceptuelle après la visite conseil. On y définit les volumes, les implantations, les principes constructifs, et une enveloppe budgétaire à ±20 %. C'est le moment des grandes décisions.

08

APD — Avant-Projet Définitif

Le projet précis, prêt pour le permis.

L'APD affine l'APS : plans cotés, plans de coupe, plans de façade, choix des matériaux, principes techniques. C'est le dossier qui part en permis de construire et qui sert de base au DCE.

09

DCE — Dossier de Consultation des Entreprises

Le dossier qu'on envoie aux artisans pour qu'ils chiffrent.

Le DCE rassemble plans, descriptifs détaillés (CCTP) et bordereaux de quantités. Les artisans le reçoivent pour établir leurs devis. Plus le DCE est précis, plus les devis sont comparables et fiables — c'est là que se joue la maîtrise du budget.

10

PLU (Plan Local d'Urbanisme)

Le règlement d'urbanisme de la commune.

Le PLU définit ce qui est constructible, à quelle hauteur, avec quels matériaux, à quelle distance des limites. Il varie d'une commune à l'autre — celui de La Rochelle n'est pas celui de Royan. Lecture indispensable avant tout projet.

11

PPR (Plan de Prévention des Risques)

Identifier les contraintes réglementaires avant de construire

Document réglementaire établi par l'État qui délimite les zones exposées à un ou plusieurs risques naturels ou technologiques. Il se décline selon la nature du risque : le PPRN (risques naturels), le PPRI (inondation fluviale) et le PPRL (submersion marine et érosion côtière) — ce dernier particulièrement prégnant en Charente-Maritime depuis la tempête Xynthia de 2010. En Charente-Maritime, ces documents concernent de nombreuses communes littorales et les zones inondables en bordure de Charente et de Seudre. Un projet situé en zone PPR peut faire l'objet d'interdictions de construire, de prescriptions techniques spécifiques ou conditionner l'obtention d'un permis de construire. Ces contraintes doivent être identifiées dès la phase d'étude — elles influencent directement la conception et l'enveloppe budgétaire du projet.

12

Pierre de Saintonge

Calcaire tendre du sous-sol charentais.

Calcaire blanc-crème, présent dans 80 % des façades anciennes de Rochefort, Saintes et leurs environs. Belle, mais capricieuse : elle respire, absorbe l'humidité, restitue la chaleur lentement. Toute rénovation thermique doit préserver cette respiration — sinon la pierre pourrit en dix ans.

13

Chaux NHL3.5

Le liant traditionnel compatible avec le bâti ancien.

La chaux hydraulique naturelle (NHL3.5) est le liant de référence pour les enduits, mortiers et bétons sur bâti ancien. Contrairement au ciment Portland (étanche et rigide), elle reste perméable à la vapeur d'eau et accompagne les mouvements du mur — exactement ce qu'il faut sur la pierre de Saintonge.

14

Bardage en mélèze

Bois durable pour façade extérieure.

Le mélèze est l'un des bois résineux les plus durables (classe d'emploi 3, sans traitement). Posé en lames verticales, il grisaille naturellement avec les UV pour prendre une teinte argent au bout de 2-3 ans. Très utilisé sur les extensions contemporaines en Charente-Maritime.

15

Acrotère

Le rebord vertical autour d'une toiture-terrasse.

L'acrotère ferme et habille le périmètre d'une toiture plate. Il peut être maçonné, recouvert d'un bandeau métallique (zinc, aluminium, acier laqué). C'est aussi un élément architectural fort qui dessine la silhouette du bâtiment — choix esthétique important.

16

Surface plancher

L'unité réglementaire qui détermine si un permis est requis.

La surface plancher correspond à la somme des surfaces de chaque niveau, mesurées au nu intérieur des murs, déduction faite des trémies, gaines et épaisseurs. Au-dessus de 150 m² de surface plancher, le recours à un architecte devient obligatoire pour la construction neuve.

17

CCTP (Cahier des Clauses Techniques Particulières)

Le descriptif détaillé d'un lot de travaux.

Le CCTP, c'est le document qui décrit précisément ce que doit faire chaque corps de métier : matériaux, méthodes, normes, finitions. Au moment du DCE, c'est lui qui permet aux artisans de chiffrer juste — et au maître d'œuvre de comparer les devis ligne par ligne. Plus le CCTP est précis, moins il y aura de surprises pendant le chantier.

18

AMO (Assistance à Maîtrise d'Ouvrage)

Un conseil au client, distinct du maître d'œuvre.

L'AMO accompagne le maître d'ouvrage dans ses décisions stratégiques (programme, budget, choix de la maîtrise d'œuvre, contrôle qualité) sans concevoir ni piloter le chantier lui-même. Utile sur les opérations complexes ou pour les MOA peu expérimentés.

19

Étude de sol G1/G2

L'analyse géotechnique du terrain avant fondations.

L'étude de sol classe le terrain (argile, calcaire, remblai…) et préconise un type de fondations adapté. La G1 est obligatoire pour la vente d'un terrain en zone argileuse depuis 2020. La G2 (plus précise) est requise dès qu'on construit. À Rochefort et alentours, on rencontre souvent des sols hétérogènes — l'étude évite des surcoûts de 20 à 50 000 € de reprise.

20

DPE (Diagnostic de Performance Énergétique)

L'étiquette énergétique du logement, de A à G.

Le DPE évalue la consommation énergétique et l'impact carbone d'un bâtiment. Depuis 2025, les logements classés G sont interdits à la location ; F le seront en 2028, E en 2034.

21

Garantie décennale

L'assurance qui couvre les dommages structurels pendant 10 ans.

La garantie décennale est l'assurance obligatoire de tous les artisans intervenant sur un chantier. Elle couvre pendant 10 ans, à compter de la réception, tout désordre compromettant la solidité de l'ouvrage ou le rendant impropre à sa destination. Le maître d'œuvre vérifie que chaque artisan a une décennale à jour avant la signature des marchés — un détail qui peut sauver un projet.

22

Déclaration Préalable (DP)

Le permis simplifié pour les petits travaux.

La DP s'applique aux travaux modifiant l'aspect extérieur (ravalement, percement, clôture) ou aux extensions inférieures à 20 m² (40 m² en zone urbaine PLU). Délai d'instruction : 1 à 2 mois (3 mois en SPR). Pour tout ce qui dépasse ces seuils, c'est le permis de construire qui s'impose.

23

PSMV (Plan de Sauvegarde et de Mise en Valeur)

Le règlement d'urbanisme spécifique aux SPR.

Le PSMV est un document d'urbanisme réglementaire qui se substitue au PLU dans les Sites Patrimoniaux Remarquables. Il identifie chaque immeuble (à conserver, à restituer, à démolir), précise les matériaux autorisés, les couleurs, les menuiseries.

24

CCMI (Contrat de Construction de Maison Individuelle)

Le contrat clé-en-main des constructeurs — différent de la maîtrise d'œuvre.

Le CCMI est un contrat encadré par la loi de 1990 où un constructeur prend en charge la conception ET la réalisation d'une maison individuelle, à un prix forfaitaire. Avantage : sécurité réglementaire forte (garantie de livraison, prix ferme). Inconvénient : standardisation et marges opaques. À l'opposé, la maîtrise d'œuvre laisse au client le choix des artisans et la transparence des prix — chaque modèle a ses cas d'usage.

Écrivez-nous — on l'ajoutera.

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